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Congrès du Centenaire de l'Association des Bibliothécaires Français. 8 au 12 juin 2006. Cette page est à votre disposition pour mettre des comptes-rendus, liens, photos, et réflexions autour du congrès.

Vous pouvez consulter les actes officiels du Congrès sur le site de l'ABF

http://kotkot.blogspirit.com/images/medium_premiers_blabla.JPG

(source photo)

Comptes-rendus disponibles (partiellement ou complètement):

  • Sessions : 1 (à fusionner), 2, 3, 5, 8.
  • Ateliers : 1, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 12, 13.


http://kotkot.blogspirit.com/images/thumb_les_premiers_inscrits.jpg http://kotkot.blogspirit.com/images/thumb_leshuilesauConges.JPG

(Blog Kotkot)

Vendredi 9 juinModifier

Ouverture du colloque Modifier

Conférence inaugurale Modifier

Session 1 Bibliothèques numériques *Modifier

Des bibliothèques numériques en chantier et en action : enjeux culturels, scientifiques et économiques

Agnès Saal

De l'intervention d'Agnès Saal, directrice générale de la BNF, outre les 7 axes/dimensions - rappelées opportunément, on apprendra : - qu'un test de numérisation de masse a été réalisé ; les résultats devraient être publiés fin juin, - que Gallica va connaître un nouveau rythme de numérisation sur la base de 20 000 à 40 000 doc/an.

Scoop ! A la question posée par Michel Fauchié, modérateur de la session, on découvre que BNUE pourrait s'appeler EUROPEANA...

Les 7 axes/dimensions :

1. technique : numérisation de masse en test

2. scientifique : affirmation d'une BNUE anti-vrac

3. diplomatique : un noyau dur de 8 à 10 BN se crée

4. juridique : ouverture à la création éditoriale récente

5. économique et philosophique : 3,5 M d'€ en fonds publics, recherche de partenariats publics/privés en gardant la maîtrise des contenus, passage en mode texte de Gallica

6. dimension de diversité : linguistique notamment

7. dimension francophone : avec projet annexe du r&éseau des bib francophones.

(Blog Kotkot)

Agnès SAAL - BNF

Bibliothèque numérique européenne Risque d'atteinte au fondement démocratique culturel / de la connaissance / du savoir

Responsabilité opérationnel pour la France du projet de Bib européenne (BNF)

Chantier degrès de maturité intéressante :

  • Test de numérisation de masse (résultat fin juin) (coût, qualité, rythme de travail)
  • Reconnaît que Gallica est un peu obsolète : traite en OCR les ouvrages qui existent déjà
  • Modification des fonctionnalités ouvertes aux internautes (Version2)
  • 20000 à 40000 ouvrages qu'ils vont commencer d'ici fin 2006
  • charte documentaire transmise aux différents partenaires pour savoir quels ouvrages numériser Charte (ABF, Bibliothèque universitaire...)

Mode mixte de numérisation : OCR et Image (devra être accessible aux personnes aveugles car format ouvert)

Ce qui prime le qualitatif et l'organisation pour la bibliothèque européenne.

Petit noyau pour une coopération renforcée

La Commission européenne encourageante

L'imprimé au coeur du projet (livre, journaux, revues)

La bibliothèque doit s'ouvrir à la création éditoriale récente, il cherche à avoir la confiance des éditeurs. Intérêt pour eux d'être partie prenante. Système de rémunération en négociation. Pense obtenir un accord avec certains d'entre eux avt fin 2006 (peut être un système de rémunération différencié). La zone grise est un des éléments qui prennent en compte dans leur négociation.

3,5 millions d'euros mis à disposition par l'état. Ils aspirent dès 2007 d'obtenir + de fond pour maintenir l'effort. Il ne désespère pas d'obtenir des fonds de la commission européenne. Les partenaires privés commencent à frapper à leur porte mais, ils ne veulent pas choisir n'importe qui.

Les bibliothèques doivent rester maître, pas de système propriétaire, ce qui prime c'est la sécurisation pérenne des données...

Diversité culturel et linguistique (francophonies, portugal, espagne). Il est nécéssaire de s'ouvrir au delà des frontières de l'Europe. Bibliothèque Francophone (Suisse, Canada, Egypte...)

http://blogtribunelibre.free.fr/

John Tuck

La présentation de John TUCK , Head of British Collections /British Library, s'est déroulée partie en français, partie dans la langue native... Où l'on retiendra qu'un immense projet de numérisation des journaux (XIXè siècle) est en cours.

Ce qui a permis à la BNF de rebondir sur son projet de numérisation des collections de presse (accords signés pour Ouest-France, La Dépêche du Midi, Le Canard Enchaîné [miam] ) et un accueil "favorable" pour des quotidiens nationaux.

La machine anglaise avance aussi à grands pas dans son partenariat avec Microsoft (projet : 25 millions de pages) ; il porterait sur des ouvrages du XIXè siècle les groupes de sujets sont actuellement en discussion.

Quelques chiffres : 12 millions de documents 655 km de rayonnages 23 millions de recherche/an 4 millions de visiteurs (uniques) 320 000 pages numérisées chaque semaine

(Blog Kotkot)

John Tuck de la British Library

Digitisation in the British Library

150 millions de documents

655km de rayonnage / qui n'arrête pas d'augmenter

23 millions de requête sur leur catalogue

Différents projets de numérisation patrimoniaux et plus commercial

The strategy

  • Focus on building large digital collection, newspaper, audio
  • Development of software applications for e-learning

Critère :

  • large accès à la collection
  • recherche et étude
  • la fragilité de certains de documents
  • la demande des documents...
  • éviter la numérisation en doublon avec d'autres projets

Numérisation des journaux de 1800 - 1900

  • 2 million de pages sur microfilms

3 millions de pounds

bl.uk/collections/britishnewspaper1800to1900

Archival Sound Recording

Joint Information Systems Committee

Digitaliser 4000 heures

Digitaliser le Codex Sinaiticus is one of the two earliest Christian Bible Codex dispersé dans 4 institutions différentes

Partnerchip with Microsoft Digitalisation d'oeuvre du 19ie auteur mort avant 1936 British printed Book Travaille en partenariat avec les éditeurs Sélection par catégorie 25 millions de pages starting late in 2006 320K par page ils vont essayer d'identifier des groupes de sujets en anglais Travaillent avec l'université de Saventon qui numérise les publications officielle du 18ieme sont ouverts au partenariat, ils peuvent ainsi avoir des fonds du JISC

Contributeur : http://blogtribunelibre.free.fr/

Yannick Maignien

chargé du livre et des bibliothèques à l’Ambassade de France, Rome

A travaillé sur un projet de l'Unesco sur l'évolution du stockage numérique des bibliothèques

Question qualitative

La bibliothèque filtre de ce qu'on n'a pas besoin de retenir (Citation d'Umberto Eco dans la Respublica)

intervention très philosophique

Maîtrise des métadonnées, qui va avoir autorité sur la description de l'information, des outils

L'information numérique : quel degrès de validité, d'authentification possible

Question de la référence, collaborer à cette maîtrise du sens, validation en coopération avec des partenaires scientifiques.

Nouvelle médiation pour assurer cette vérification / Tutorialité/ Un enfant n'aura pas besoin d'avoir la même information qu'un étudiant à l'université

Wikipédia en passe de devenir la première encyclopédie mondiale

Dimension éthique : la société des réseaux n'est pas une société de savoir / Du point de vue du réseau les humains n'existent pas vraiment, ce qui existe ceux sont des numéros ip

Modèle éditoriale entrain de changer, d'exploser

Le modèle lectoriel est aussi entrain de changer = supermarché du dvd, bd...

Voir le rapport de Jean-Pierre Durand - Bibliothècaire en prospective (2006) sur le site du ministère de la Ministère de la culture (197 pages au format pdf)

Contributeur : http://blogtribunelibre.free.fr/

Benoît Drigny (responsable quaero Jouve)

Quaero une opportunité pour les bibliothèques européennes

Pourquoi ?

   * explosion de la quantité de contenus multimédias disponible
   * Les moteurs de recherche deviennent des outis indispensables
   * l'accès limité à des contenus existant mais non disponible
   * Créer de nouveaux standards d'indexation multimédia

Quaero programme d'innovation industrielle / programme le plus important de l'agence de l'innovation

90M d'euros par l'agence - budget total de 250M d'euros (apports par les industriels)

25 participants au projets déclarés plus tout les sous-traitants non déclarés

Traitement automatique du texte de la parole, musique , image, vidéo Codage, protection, circulation et stockage des contenus Technonolies de recherche et de représentation multimédia Evaluation Contenus

Portail Métier avec france télécom Numérisation et Valorisation par Jouve Gestion Ressource Numérique (Thomson/Ina) et TV réseaux IP (Thomson)

Plateforme TIAE (projet de Jouve) BNF partenaire principel : à pour rôle de définir les contraintes et spécifications nécessaires à la mise en oeuvre de plan et de numérisation de masse. Enrichir le plus possible de façon automatique les métadonnées Promouvoir des modalités d'annotations collaboratives

Corpus

   * Presse culturel (19e - début 20e)
   * Atlas et Carte (19e)
   * Romans baroques..

Format ALTO (Flux structuré) utilisé pour la démonstration de la presse

Plan de développement jusqu'en 2014

Des résultats quaero dès 2007

DGA maîtrise d'oeuvre de la partie évaluation du budget

Contributeur :http://blogtribunelibre.free.fr/

Michel Roland - URFIST PACA-C

http://bibliothecaire.wordpress.com/files/2006/07/bibnum.pdf

Interroger le concept de bibliothèque numérique ?

  • Le concept de "bibliothèque numérique" est un composé instable et pour une large part un fantasme.
  • L'utilisateur final veut aujourd'hui avoir affaire au document lui-même (et non à la collection) pour l'intégrer à sa "bibliothèque numérique" personnelle.
  • Tout projet de bibliothèque numérique devrait tenir compte du paysage dans lequel il s'insère et l'inscrire dans une perspective "urbanistique".
  • Le livre (sur papier, le codex) n'est pas condamné et donc la bibliothèque (comme lieu) n'est pas morte.

1) Bib numérique : des collections de contenus (déf dans Wikipédia). Réservoir documentaire / Document organisé dans un portail Collection de documents organisés (déf bibliothèque) Passeport vers la modernité depuis 10 ans la bibliothèque numérique

2)la formation des utilisateurs finaux : Historique de l'Urfist

L'utilisateur veut intégrer ses documents dans son propre environnement numérique de travail

le qualitatif pour les utilisateurs c'est sur les formats, l'intéropérabilité, l'intégrer dans son propre environnement de travail Possibilité de le retrouver dans les moteurs de recherche

3)2 modèles :

  • modèle complexe (lourd)
  • les flux (métadonnées)

le modèle ingéneriale ne doit pas se faire de manière autiste

Enseignement supérieur on parle plus d'Archive Ouverte. Peut être parce qu'on a plus à faire à des articles qu'à des livres

Bibliothèque numérique sans papier est une erreur

2 types de lectures

  • d'accès direct, de recherche d'information
  • d'accès séquentiel (typiquement lecture d'un roman)

On a besoin de lieu pour lire, se former au contact de l'expérience

Aux différentes fonctions et aux différentes utilités

Moins de gens mais plus de confort pour ceux qui y viennent

Gilles Leblanc professeur d’économie à l’École des Mines de Paris et directeur du CERNA

La concurrence est présente dans le comportement des personnes

Espace de concurrence pour la recherche de l'information. La bibliothèque est en concurrence avec l'internet. Exemple pour la recherche des études de leurs enfants, seul 19% des parents consultent la bibliothèque.

Investissement en valeur des ménages en télévisions, ordinateurs… Articulation entre les bibliothèques et ceux qui produisent des contenus. Le poid économique est tout à fait considérable.

L'Europe conserve des atouts évidents par la richesse des langues. Exemple la numérisation des journaux du 19e aussi bien en Angleterre qu'en France va permettre des représentations différentes d'un même événement historique.

La numérisation est d'un coût plus faible qu'avant.

Problème de l'individualisation des usagers qui va peut être poser le problème face à la logique collective des bibliothèques.

Signalement des livres :

  • par la publicité
  • par des tiers de confiance
  • les labels

Avec la numérisation, la fonction de sélection s'accroît.

Pour les logiciels, plus nombreux sont les participants plus ils auront bénéfices à y entrer.

La bibliothèque en tant que lieu de diversité est remis en cause par la variété numérique. On retrouve la compétition qu'on a eu entre la télévision et le cinéma.

Que devient le lieu physique ? Ou se situe l'accès et l'interaction

La bibliothèque comme lieu de recherche. Le nombre de visiteur sur place tend à augmenter. Les usagers sans carte tendent à s'accroître.

Lieu domicile / Lieu particulier tel que la bibliothèque qui pourraient offrir des fonctionnalités avancées

Voir l'[étude du CREDOC][1] : De 1989 à 2005, la part de la population allant dans les bibliothèques publiques est passée de 23% à 43 %, alors que dans le même temps, la fréquentation des cinémas et des musées est restée stable (50 % et 33 % respectivement). Au sein des bibliothèques publiques, ce sont les bibliothèques municipales qui occupent le premier plan : 72 % des Français de 15 ans et plus ont déjà eu l’occasion d’en fréquenter une. En dépit du développement d’Internet, le livre conserve une place de premier rang et le nombre de lecteurs a cessé de décroître. Parallèlement, la multiplication des médiathèques donne accès à des collections plus diversifiées qui favorisent de nouveaux usages et attirent un éventail de public plus large.

http://blogtribunelibre.free.fr/

Atelier 1 La conservation * Modifier

la conservation : pourquoi, pour qui, comment ?

MODÉRATEUR : Bernard Huchet, chargé de mission à la bibliothèque publique d'information

  • Florence Schreiber, directrice des médiathèques de Saint-Denis, réseau

lecture Plaine Commune

Les collections conservées sont issues des confiscations révolutionnaires de 1798, et de la bibliothèque populaire de 1930 (Fonds Commune de Paris, et histoire du syndicalisme). En 2005, Saint-Denis a intégré la communauté d'agglomération Plaine Commune. Quelle place pour les 5000 documents anciens ? Que faire des documents abîmés ? Des animations sont destinées à la jeunesse.


  • Thierry Aubry, expert en restauration, département de la conservation,

bibliothèque nationale de France

Avant d'entreprendre une restauration de livres anciens, il est important de réaliser un audit d'évaluation et d' expertise. Par une analyse physique : valeur d'usage et usage historique. Par un montage du marché et du traitement des ouvrages. Se poser la question de la pérennisation des supports des documents numérisés.


  • Thierry Delcourt, directeur de la médiathèque de l'agglomération troyenne

En 2005, 400 000 EUR ont été dépensés pour la numérisation de livres. Pour la bibliothèque, le patrimoine est un des éléments du développement de la politique culturelle de la ville. La numérisation concerne des livres uniques, du patrimoine local, et la demande des lecteurs est prise en compte. La diffusion est gratuite, et les oeuvres sont sur Internet. Actuellement, 300 000 images ont été numérisées.

Atelier 2 Partenariats Modifier

Bibliothécaires, enseignants, libraires, éditeurs, compagnons de route ou vrais amis ?


Session 2 L'international *Modifier

Rendez-vous international. Les bibliothèques de l’avenir vues de l’étranger

Claudia Lux, IFLA

Le futur des bibliothèques n'est pas encore écrit mais celui s'écrit maintenant

  • self service
  • internet 20 hour/ 7 jour sur 7
  • Aroz public library multimédia / Créativité interactive

Réjean SAVARD, EBSI

L'avenir des bibliothèques. Réflexions à partir de l'expérience nord-américaine.

Le modèle nord-américain coopérative du savoir : communauté qui décide de développer une ou des collections bibliothèque entièrement gratuite (prêt, internet...) issu du Public Library Movement (milieu du XIXe) chaque petite ville à sa bib heures d'ouvertures très étendues (jusqu'à 10h ou 11h du soir le samedi et le dimanche) les bibliothèques universitaires en période d'exam peuvent être ouverte toute la nuit Bibliothèque citoyenne:

  • moins élitiste
  • Eprise de liberté intellectuelle
  • appropriation de l'approche clientèle

Intégration ipt des nouvelles technologies

Conséquence : institution très populaire et ouverte au changement, dynamique

Bib publique en 2002 : 31,4% d'usagers inscrits 42 fréquentant la bib publi 2,63 livre/hab desservi 20 euros par habitants de dépenses totales

Bib universitaire 2004-2005 Doc par étudiants 168 Prêt par étudiants 30,1 Dépense par étudiants 201 euros

Une tension conjoncturelle de leurs moyens, due aux difficultés financières

Tendances de Kathleen de la Pena Mc Cook

  • la bib en tant que place publicque : pilier du sens communautaine
  • Fusion entre les différentes institutions patrimoniales entre les bibliothèques nationales et les archives
  • les musées vont se rapprocher des bib
  • Les bib pour contrer la frature numérique

La question des technologies

  • tendance très forte
  • Bibliothèquement virtuelle : documents, services (consultation à distance, prêt virtuel (ex bib de Rotterdam pour les CD musicaux), référence virtuelle (peut avoir une webcam),

Mais en même temps les services traditionnels perdurent

Implication pour la formation

  • initiale
  • continue

Implication pour la gestion

  • reconfiguration des bibliothèques : physique, Organisation
  • Droit d'auteur

2 propositions pour s'adapter plus facilement au changement

  • adopter résolument l'approche marketing la gestion de l'échange entre la bib et le public (en tant qu'outil)
  • Meilleure orientation *Meilleure communication *Visibilité accrue *Meilleur positionnement *Budget plus important

Susan Sarandon - publicité pour les bibliothècaires atyourlibrary.org http://isw03.mesalibrary.org/about_us/save.htm

  • S'ouvrir sur le monde

bcp à apprendre des autres

  • litérature professionnelle
  • échanges professionnels
  • congrès et colloques (IFLA Québec en 2008)

AIFBD (conseil provisoire a été nommé) : asso internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (voir sur Bibliodoc)

Mary Giraldo Rengifo, BN Colombie

Plan de développement de la colombie Leer libro programme du gouvernement Processus de formation Lieu de vie, agréablement Biblio-taxi c'est une charette, il se déplace dans les rues

Plan nationalde Cultural 2001-2010 promedio de lectura : 2.4 libros por ano (promedio internatcional es 10 a 12) 70% des lecteurs se trouvent à Bogota Menos del 10% de los municipios cuenta con librerias Distribucion commercial 60% bogota et medelin

Département / municipio / Nacion

But : améliorer le niveau de lecture publique

56 bib construites grâce à la banque du Japon

Programme de formation des bibliothècaires / échanges avec les autres pays 9000 en bénéficièrent

Le livre ne coûte rien - édition spéciale qui coûte presque rien

Portail des bibliothèques de Colombie : http://www.senderos.gov.co/

Travaillent à informatiser les bibliothèques et avoir internet


Tuula Haavisto, Senior library advisor, Helsinki

Finnish public libraries mobilize thinking and emotions

point de vue politique

  • better advocacy
  • involving in political processes
  • to raise libraries from the book circulatio centre level to the information société

sélection et organisation de tous les médias

les aider à trouver et évaluer l'info Importance du lieu qu'est la bib : lieu social leur offrir le plus largement possible cet accès 24/24h

Google treat only data and information, when libraries contribute to knowledge and wisdom too

  • google ne répondra pas à quel est l'existence de la vie

Libraries give answer to people's own needs

Comment les finlandais répondent à ce challenge ?

  • several library programs and strategies created on this decade

Trois niveaux : les bibliothèques locales, régionales et nationales

Les bibliothèques sont contente de pouvoir s'appuyer grâce à internet aux autres bib

Coopération basée sur internet de plus en plus importante

Nationwide "ask libraries" service for library user, a library portal based on the semantic web

logistical solution for material transportation between libraries having a common web catalogue problème du transport des livres

Un membre du parlement est le président de l'association des bibliothèque finlandaise. Importance d'avoir des bonnes relations avec les politiques

libraries are usually properly included in Finnis national Information Society documents and also dans les programmes du gouvernements

Les finlandais ont un accès égal à la connaissace et à la culture dans toute le pays

libraries are much more than book circulation lending

ils n'ont pas oublié les rencontres avec les auteurs, animations ....

Paying for libraries is paying for democracy , developemnt and good everyday life

Contributeur : http://blogtribunelibre.free.fr/

Atelier 3 Documents électroniques et SIGB Modifier

Documentation électronique et systèmes d’information documentaires : quel dialogue entre fournisseurs, éditeurs et bibliothécaires ?


Atelier 4 Les jeunes *Modifier

Les jeunes et la bibliothèque : une place introuvable ?

MODÉRATRICE

Dominique Tabah, directrice de la bibliothèque municipale de Montreuil

INTERVENANTS

Marie-Pierre Dégea, bibliothèque municipale de Pantin

Christophe Catanèse, bibliothèque municipale d'Aubervilliers, réseau des bibliothèques de Plaine Commune

Leslie Kaplan, écrivaine

Comment accueillir les adolescents dans la bibliothèque ? Intéresser les jeunes à la lecture est capital. Ils représentent 43 % de la population. Différence entre l'usage scolaire et les bibliothèques. Depuis les années 80 et grâce à l'accueil des classes, les jeunes connaissent et pratiquent la bibliothèque. Comment les recevoir ? Espace adolescent, ou jeunesse ? Ou aucun espace spécifique ? Il est important de connaître leurs usages : bande, culte du secret,... Mettre en place des actions culturelles avec des écrivains « jeunesse ».

Samedi 10 juin Modifier

Session 3 La bibliothèque hybride *Modifier

La bibliothèque hybride : un nouveau modèle ?


Patrick Bazin – directeur du réseau des bibliothèques municipales de la Ville de Lyon


Nous assistons à une « bibliothécarisation » du monde, où tout un chacun classe, organise et indexe ses données. Toutes choses ressortent aujourd’hui de la bibliothéconomie, comme en témoigne le séquençage du génome humain.

Le fait de considérer la lecture comme une expérience intimiste ne rend pas compte de l’évolution actuelle du livre, confronté par ailleurs à Internet (qui en prolonge les fonctions). Car c’est au moyen du livre, et donc de la lecture, que peut s’établir une conversation entre les hommes, conversation différée dans l’espace et le temps.

Le prisme encyclopédique : pour les bibliothèques, la question de l’encyclopédisme se pose en des termes nouveaux, car si le modèle de la « collection » a très bien fonctionné pendant des années, les bibliothèques sont aujourd’hui dans l’impossibilité de faire entrer la diversité des savoirs dans un cadre unique. Nous sommes confrontés à la réalité relativiste de la connaissance.

L’« ascenseur social », destiné à mener la population vers les « hauteurs » (celle de la « République des lettres »), ne fonctionne pas. La société est aujourd’hui atomisée.

Nous sommes, de nos jours, totalement immergés dans la textualité, laquelle devient le lieu d’une expérience sensible (via le dialogue) de la communauté. La bibliothèque, en tant qu’elle s’insère dans le champ culturel, est le lieu physique, urbain, d’une expérience sociale.

Ce qui caractérise l’information, c’est la diversité, la complexité et la volatilité. Il n’y a pas d’ordonnancement en soi de l’information. Chacun pouvant produire et diffuser de l’information (cf. Internet), se pose ainsi le problème d’une validation (ou d’une qualification) des sources de l’information.

Le rôle des bibliothèques n’est pas de donner du sens : le sens n’existe que par des usages.

La bibliothèque a-t-elle pour mission de conserver la mémoire ? Mais la mémoire n’est pas un stock qui pourrait être interrogé par un moteur de recherche : la mémoire est métastable ; elle ne peut être considérée hors de ses échanges avec le monde extérieur ; il y a comme une intrication de la mémoire et de la création.

Le rôle du bibliothécaire est, non pas de prescrire, mais d’accompagner et d’aider le lecteur, en même temps que d’apprendre avec lui : il devrait y avoir une co-construction du savoir.

La bibliothèque peut prendre modèle sur les journaux et s’organiser en fonction (et au rythme) de l’actualité (exemple à Lyon : Points d'actu). Les bibliothécaires composent alors l’équivalent d’une équipe rédactionnelle, évoluant au sein de différents départements.


Iris Reibel-Bieber – directrice du Service commun de documentation (SCD) de Strasbourg


Les bibliothèques universitaires sont l’objet d’un changement radical, du fait de la place prise par la documentation numérique (périodiques électroniques, bases de données en ligne, thèses électroniques). Elles voient donc leurs missions évoluer : d’une part, en tant qu’elles doivent garantir à leurs lecteurs un libre accès aux ressources ; d’autre part, en tant qu’elles participent à une valorisation de l’expertise documentaire (structuration des données, recherche documentaire, formation des lecteurs aux outils bibliographiques). En contrepartie, l’on constate une érosion du prêt de documents – quand bien même l’imprimé reste privilégié dans le cadre des acquisitions monographiques.

Ce faisant, divers problèmes se posent. Celui, notamment, de l’archivage des ressources électroniques : le lancement d’un programme à l’échelle nationale, en l’occurrence, semble plus que nécessaire. Autre souci majeur : celui posé par le coût d’acquisition de ces mêmes ressources. Les consortia d’acquisition (du type Couperin) semblent, en effet, se heurter à leurs propres limites. La solution réside-t-elle dans la création d’un consortium européen ? Une chose est sûre : la mutualisation des moyens reste un sujet d’actualité.


Anne Korhonen - Bibliothèque municipale d’Helsinki


Avec celle de Shanghai, la bibliothèque municipale d’Helsinki se présente comme l’exemple type de la « bibliothèque hybride », mêlant support papier et support électronique, services de proximité et services à distance. Elle est l’une des premières (sinon la première) à avoir, en 1994, créé une page d’accueil sur le Web et offert un accès public à Internet. En 2000, la Ville d'Helsinki a d’ailleurs reçu le prix « Access to Learning » (doté de la coquette somme d’un million de dollars), attribué par la Bill et Melinda Gates Foundation, en récompense de ses nombreuses initiatives en matière d’accès au savoir.

Selon le principe du service en ligne « Ask a librarian », la bibliothèque a créé l’iGS (information Gas Station), permettant à l’usager de poser n’importe quelle question (« ask anything ») par téléphone, voie électronique ou postale. L’emblème de l’iGS est une pompe à essence mobile (l’information agissant en quelque sorte à la manière d’un carburant), se déplaçant constamment dans divers lieux de la ville. Le personnel de la bibliothèque s’engage à répondre aux questions, par l’envoi d’un e-mail, dans un délai de deux semaines. Les réponses sont archivées afin d’en faire profiter le public le plus large. À cela s’ajoute une station de radio qui, servant de relai, répond directement aux questions des auditeurs.

Les bibliothèques finlandaises, en plus d’être soutenues par leur gouvernement, bénéficient d’infrastructures de qualité. Elles ont pu ainsi se constituer en réseau, proposer un accès en ligne à leurs catalogues et mettre en place un prêt entre bibliothèques. Elles offrent des services multiples, dont un certain nombre en ligne (suggestions d’acquisition, renouvellement des prêts, réservation de documents...). Entre autres choses, la bibliothèque municipale d’Helsinki met à disposition de son public un studio d’enregistrement (elle en diffuse les productions musicales) ; les déficients visuels peuvent y trouver un matériel informatique adapté à leur handicap ; l’agence nationale pour l’emploi y tient une permanence ; enfin, le public peut suivre sur place divers cours.

Horaires de la bibliothèque : 8h-22h l’hiver, 10h-20h l’été...


--Faustroll 16 juin 2006 à 08:50 (UTC)

Atelier 5 Les services électroniques * Modifier

Les services électroniques : un atout pour la prise en compte des besoins des utilisateurs.

Céline Taponot - Urfist Paris

Présentation sur les RSS : Outil de communication et de diffusion de l'information (format OpenOffice et Powerpoint)

Atelier 6 Le vidéothécaire *Modifier

Le vidéothécaire, un passeur de cinéma dans la cité.

MODÉRATEUR

Emmanuel Aziza, directeur de la médiathèque d'Issy-les-Moulineaux et président d'Images en bibliothèques

  • Anne Pambrun, bibliothèque municipale de Melun

la Nouvelle bibliothèque de Melun date de 2004. 3500 VHS et 1/3 de films documentaires pour les adultes. Participation en novembre au mois du film documentaire. 6 séances destinées aux professionnels, et aux scolaires (lycée et Ce1) et 3 séances réservées au public de la médiathèque. 200 personnes pour l'ensemble de la manifestation et prolongement avec les collections de l'établissement par la programmation régulière de films documentaires.

  • Annick Verron, bibliothèque du cinéma, Paris

La bibliothèque du cinéma sera ouverte en mars 2007. Avec une superficie de 1200 m2 située au forum des Halles, elle offrira 40 places de travail, 5000 DVD au départ et 10 000 ensuite, 14 places de consultation sur place de 2000 titres, et un espace d'animation.


  • Gilles Barthélémy, bibliothèque départementale du Territoire de Belfort

La bibliothèque participe depuis 2000 au film du mois documentaire.6000 VHS et 1/3 de films documentaires. Travail de proximité avec un thème . 8 à 10 projections au cinéma local en compagnie des réalisateurs. Il s'agit de parler du film (aspects techniques) plutôt que du sujet.


  • Laurent Roth, critique et cinéaste. Auteur du film « j'ai quitté l'Aquitaine » vu dans les bibliothèques en

DVD. Le film documentaire est proche de la littérature car il relate une expérience personnelle, il est subjectif[2] <outbind://1/#_ftn2> . Le cinéma documentaire est convivial. Le public est très réceptif. Dans les bibliothèques, il est important de connaître le fonds par rapport à l'offre, de dédier un espace à ces films, ensuite de réfléchir à leur classement, et enfin de créer un label « coup de coeur ».

Session 4 Livre numériséModifier

La chaîne du livre numérisé

Atelier 7 Services électroniques en BU *Modifier

Impact et usage des services électroniques des bibliothèques universitaires

Mondane Marchand - EBSCO

SUSHI (Standadized Usage Statistics Harvesting Initiative) est un protocole permettant d'uliser au mieux les outils statistiques. Il s'appuit sur le code des pratiques du projet COUNTER (Counting Online Usage of Networked Electronic Resources). Les fournisseurs se réclamant de COUNTER s'engagent à priori à transmettre leurs données de façon cohérentes.

C'est en juillet 2005 que SUSHI est devenu un projet interprofessionnel (bibliothèques, agences d'abonnements, fournisseurs de contenu).

Le but de ce projet est de réaliser un protocole permettant la requête et la collecte de façon régulière des données statistiques sur les serveurs des fournisseurs et l'intégration dans l'outil que possède la bibliothèque pour l'analyse des statistiques. Toute la difficulté est de ne pas créer un protocole trop complexe qui ne serait pas utilisable sur la plupart des logiciels.

Projet en cours, plus d'informations en septembre. Un article est consacré à ce projet dans l'Archimag du mois de juin 2006, n°195 : Ebsco - intégration de Sushi (p. 12)

Interventions des administrations centrales *Modifier

Benoît Yvert, directeur du livre et de la lecture

Le plan “Livre 2010” va redéfinir les missions des bibliothèques. Le ministère de la Culture ouvre une “réflexion prospective avec tous les acteurs du livre” pour prendre en compte le développement des technologies numériques. Ces débats conduits par la Direction du livre et de la lecture déboucheront sur un plan baptisé “Livre 2010”, qui redéfinira, entre autres, les missions des bibliothèques et les choix budgétaires de l’Etat en matière de lecture publique. De même sera abordée la question des critères pertinents pour mesurer l’activité des bibliothèques. Autre sujet envisagé : l’avenir du Conseil supérieur des bibliothèques (CSB), instance de réflexion, qui n’est plus activée depuis plusieurs années. Faut-il restaurer le CSB ? Non, estime Benoît Yvert, pour qui l’instance a été victime de la “désaffection des élus” et du caractère trop technique des sujets abordés. Il a évoqué la possible création d’une autre structure, avec de nouvelles missions.

Source : (Gazette des communes)

Salon professionnelModifier

Visite du salon professionnel et démonstration de produits sur les stands

http://kotkot.blogspirit.com/images/thumb_lespremier_visit.JPG http://kotkot.blogspirit.com/images/thumb_laBible.JPG http://kotkot.blogspirit.com/images/thumb_desconseils.JPG http://kotkot.blogspirit.com/images/thumb_messageimportant.JPG

(Blog Kotkot)


  • Bibliopat, assocation sur le patrimoine des bibliothèques

http://enssibm.enssib.fr/wws/info/bibliopat

Session 5 Des modèles en crise ?*Modifier

Dominique Deschamps - directrice du réseau des médiathèques de Plaine Commune


Plaine Commune, qui a vu le jour en 1999, regroupe huit villes de Seine-Saint-Denis : Aubervilliers, Èpinay-sur-Seine, La Courneuve, L’Île-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse. Elle est peuplée de 300 000 habitants et bénéficie d’un bassin d’emplois important, qui ne profite malheureusement pas à la population locale, faute d’une qualification suffisante. Plaine Commune compte néanmoins 45 000 étudiants (deux universités sont établies sur son territoire).

Depuis le 1er janvier 2005, elle a compétence en matière de lecture publique. Le réseau des médiathèques, de forme polycentrique et non en étoile, est constitué de 22 établissements et de 3 bibliobus ; les usagers y accèdent au moyen d’une carte unique gratuite. L’objectif est de toucher 25% de la population du territoire (contre 14% actuellement). Cela implique de construire de nouveaux équipements (20 000 m2), largement orientés « lecture publique ». Les bibliothèques doivent pouvoir faire une large place au multimédia et à Internet.

Plaine Commune entend multiplier les occasions de partenariat (établissements scolaires, universités, entreprises et CE, structures de la petite enfance et du troisième âge, hôpitaux, librairies).

Diverses questions se sont posées et se posent encore : Comment articuler le local et le communautaire (en s’inspirant notamment des bibliothèques départementales) ? Quel type de management envisager pour ce type de réseau ? Pour quel type de personnel ? Comment permettre à la population de participer aux prises de décision du réseau (principe de démocratie participative) ? Quelle politique documentaire adopter ? Certains établissements doivent-ils se spécialiser ? Doit-on faire tourner certains fonds ? Comment articuler les collections « grand public » et les fonds patrimoniaux de la médiathèque de Saint-Denis ? Quelles relations établir avec les bibliothèques universitaires ?

Il est nécessaire de dédier certains établissements à la formation et à l’autoformation (entre autres choses : apprentissage des langues, dont le français).


Yves Pedrazzini – sociologue, département d’architecture, École polytechnique de Lausanne


La bibliothèque, en tant qu’espace public, doit fonctionner comme un forum dans la Cité. Nous sommes loin, pourtant, de l’hybridation annoncée, du moins en ce qui concerne la mixité sociale. Il y a nécessité d’élargir les publics, notamment en direction des jeunes urbains ne se reconnaissant pas dans la culture « officielle ».


Didier Guilbaud – directeur départemental des bibliothèques et de la lecture en Touraine


On parle aujourd’hui de « desserte du territoire », et non plus, comme autrefois, de « ravitaillement » - lequel s’opérait chez un « dépositaire » (entendu comme dépositaire des livres et donc du savoir).

Le bibliobus, en dépit des fantasmes qu’il suscite encore, est en voie de disparition, car ne répondant pas aux attentes du public actuel. Ce dernier préfère se déplacer dans des établissements « proches », offrant un choix de ressources plus large que le défunt bibliobus.

La BDP (Bibliothèque départementale de prêt) n’est plus, ou de moins en moins, une bibliothèque à proprement dite. Elle est avant tout un outil de lecture publique, offrant divers services de formation et d’action culturelle à destination des professionnels, des élus et du public. La constitution des collections passe, de ce fait, à l’arrière-plan.


David Aymonin – directeur de l’information scientifique et des bibliothèques, École polytechnique de Lausanne


La bibliothèque universitaire, du moins telle qu’on la connaît actuellement, est menacée d’extinction. La valeur des collections diminue en regard des ressources proposées sur le Web. Le savoir-faire lui-même est menacé d’obsolescence. Pour continuer à exister, il devient nécessaire de se rendre visible (sur le Net).

L’« âge de l’accès », pour reprendre les termes de Jeremy Rifkin, se caractérise par :

  • des ressources essentiellement électroniques, locales et/ou distantes, achetées et/ou louées, gratuites ou non, de nature hétérogène, créées et/ou collectées par une bibliothèque ou un réseau de bibliothèques (communauté) ;
  • des éditeurs dont le modèle économique est de vendre beaucoup d’unités, éventuellement peu chères, en grande quantité, et directement (c’est-à-dire sans avoir à passer par des intermédiaires) ;
  • des usagers produisant eux-mêmes de l’information (via des sites Internet, blogs et wikis) ;
  • un public étudiant hétérogène, international, exigeant, consumériste ;
  • des chercheurs eux-mêmes distants, consommateurs de ressources électroniques, mais attachés à la bibliothèque comme lieu de conservation des savoirs… encore qu’ils l’utilisent eux-mêmes essentiellement pour le service du PEB (prêt entre bibliothèques).

La bibliothèque universitaire de 2010 :

  • elle est intégrée (ou plutôt : désintégrée) dans l’univers numérique ;
  • elle offre accès à de multiples ressources (électroniques) et participe à la maîtrise des outils de l’information ;
  • elle accompagne les étudiants qui viennent y travailler (y vivre ?) individuellement ou en groupe, 20h sur 24 ;
  • la conservation des collections papier s’effectue de façon centralisée.


--Faustroll 20 juin 2006 à 14:59 (UTC)

Atelier 8 La musique Modifier

La musique a-t-elle encore sa place dans les médiathèques ?

http://www.acim.asso.fr/article.php3?id_article=175

Enregistrement audio :

http://podacim.podemus.com/2007/02/la-musique-a-t-elle-encore-sa-place-dans-les-mediatheques/

Atelier 9 Hors les murs *Modifier

La bibliothèque hors les murs : diversité des formes, des publics, des partenaires.

MODÉRATRICE : Josette Granjon, directrice de la médiathèque de l'Agora d'Évry

Hors les murs : à partir de la bibliothèque, des actions, des services et des activités sont dirigés à l'extérieur (quartier, prison,...) dans le but d'élargir le public. A ce sujet, le livre de Claudie Tabet « La bibliothèque hors les murs » au Cercle de la Librairie, 2004 propose un mode d'approche des partenaires associatifs et institutionnels et une connaissance des contextes.

  • Agnès Redouloux, bibliothèque municipale de Fontenay-sous-Bois

Elle est médiatrice du livre, et dépend de la filière animation. Elle a la responsabilité du bibliobus, du portage à domicile, et de la bibliothèque de rue. La médiation se déroule en 2 saisons : l'été dans les quartiers avec la bibliothèque de rue, l'hiver dans ses mêmes quartiers, mais à l'abri dans les locaux avec les partenaires de la bibliothèque.[3]


  • Stéphanie Charpentier, bibliothèque municipale de Villepinte

La Maison d'arrêt de Villepinte date de 1991. Elle est composée de plus de 50 % de latino-américains et de chinois. La bibliothèque a une superficie de 80 m2. La bibliothèque des mineurs date de 1998 pour une superficie de 15 m2. Le travail avec ce public non francophone est difficile.

Différentes conventions de partenariat ont été signées avec la DRAC (direction régionale des affaires culturelles), la DAP (direction des affaires pénitentiaires) , et la ville de Tremblay pour le fonctionnement, l'organisation et la mise en place du personnel dans ces bibliothèques.


  • Myriam Guillaume, bibliothèque municipale de Brétigny-sur-Orge, communauté

d'agglomération du Val-d'Orge

Depuis 2005, la communauté d'agglomération du Val-d'Orge (9 villes) organise les « chemins de lecture » lors de la manifestation nationale « lire en fête ». C'est un programme local de développement de la lecture avec de nombreuses activités (contes, animations, lectures,...).

Dimanche 11 juinModifier

Session 6 Un métier en mouvement Modifier

Atelier 10 La collectivité *Modifier

La bibliothèque, un outil au service de la collectivité

MODÉRATRICE : Annick Guinery, directrice de la médiathèque de Choisy-le-Roi, présidente du groupe Ile-de-France de l'ABF

Un livre de référence : « Les services de la bibliothèque publique : principes directeurs de l'IFLA[4] <outbind://1/#_ftn4> /UNESCO » ABF, 2002


  • Lucienne Fanjas 1er Adjoint élue à la culture de la ville de Sannois

En prenant la responsabilité de la culture, l'élue a analysé l'existant des activités culturelles de la ville. Ensuite elle a décidé que la médiathèque serait le pivot de l'action culturelle. Tous les établissements culturels travaillent en concertation; la médiathèque est bien le pivot de la culture et est chargée de développer des projets transversaux, elle earticipe au comité du pilotage avec le département pour tout ce qui concerne la lecture. D'ailleurs la lecture est à l'honneur dans toutes les manifestations de la cité et cela de manière transversale.


  • Thierry Giappiconi, directeur de la bibliothèque municipale de Fresnes

L'action publique : des objectifs, des moyens, des résultats. La définition des besoins permet d'aider la décision de l'élu. Il faut avoir une vision marketing de l'organisation des bibliothèques. Voir à ce sujet les livres qu'il a publiés au Cercle de la Librairie.


  • Tu-Tâm Nguyen, Cité de la santé

La Cité de la santé est un centre de ressources et d'informations. Le fonds médical est de référence pour tous les publics et les personnels de santé. La bibliothèque est très fréquentée et répond à un réel besoin citoyen.

Atelier 11 Former *Modifier

Former l’usager aux outils des bibliothécaires et réciproquement ?

A travers les réponses des intervenants , le sujet est plutôt devenu : la formation des usagers n'étant ni possible, ni forcément souhaitable, alors comment adapter nos catalogues aux usagers ? Réponses successives : M.Fingerhut : par des enrichissements reliant le catalogue aux contenus, R.Roy : par la présentation thématique des catalogues, C.Scopsi : par des réponses proposant des arborescences de concepts.


Marie Pierre Tallec, Cité des sciences et de l'Industrie

Une rupture : auparavant le bibliothécaire traitait le contenu de l'information, alors que maintenant l'usager trouve, classifie, et créée l'information lui-même. Il ne souhaite plus forcément se former aux outils du bibliothécaire. C'est alors au bibliothécaire de se former aux outils dont se servent les usagers.


Michel Fingerhut, Médiathèque de l'IRCAM

La bibliothèque ne se résume pas à ses outils (sinon elle aurait perdu).

Pourquoi quelqu'un a besoin de la bibliothèque ?

  • Pour ses contenus (certains, rares ou payant, qu'il ne trouvera pas ailleurs). Il est faux de penser que si quelque chose n'est pas numérisé et pas dans Google, elle n'existe pas.
  • Pour ses compétences
  • Pour les conditions de travail
  • Pour la communauté

La bibliothèque est l'ensemble de ces aspects, elle est un organisme. Et il est beaucoup plus facile de former les bibliothécaires que les lecteurs.

Evolutions nécessaires dans les catalogues :

  • Nouveaux documents (problèmes concernant auteurs, éditeurs, encapsulations, objets évolutifs et mixtes). Alors multiplication des bases.
  • Annotations (tags), alertes (fils RSS des derniers livres catalogués)
  • Indexation sociale (folksonomie) : le logiciel bibliothéconomique n'est plus une totalité mais doit accompagner le contenu.
  • Cartographie, (on y retrouve une pratique similaire avec le traditionnel "butinage avec les pieds"). Serendipity (=heureux hasard). Le catalogue simplifie le monde. Il faut créer des réseaux de sens qui émergent des usages (comme les indication Amazon "Ceux qui ont acheté ce livre ont acheté aussi...").

Evolution des contenus :

Avec le web on en revient aux hiéroglyphes : on ne lit plus, on clique sur des icônes. On copie-colle sans lire (alors que quand on le faisait à la main on l'apprenait en même temps). Il y a un besoin de validation, et de contrôle minimal sur les commentaires et annotations des documents par les internautes.

Sujets de formation aujourd'hui :

Pour le bibliothécaire

  • Knowledge management (gestion de contenu)
  • Outils de gestion de contenu (CMS, wiki, blog, *casts, RSS, personnalisation). Outils à la mode, qui ne perdurerons pas forcément dans leur forme actuelle, mais il faut pouvoir comprendre et s'inspirer de leur mode de fonctionnement.

Pour le lecteur

  • L'esprit critique (Question du public : comment le former à l'esprit critique ? Réponse : en le rendant conscient des ressources que l'on a, en analysant ses besoins informulés, en lui montrant des ressources qui lui apporterons une plus value pour son travail)
  • Apprendre à réinvestir le temps et le lieu. Le bibliothécaire doit aller plus vite mais aussi rééduquer les gens à prendre leur temps (pour ne pas le perdre).


Richard Roy, Médiathèque Cathédrale de Reims

Je crois au "et réciproquement"! Tout d'abord deux références pour aborder le problèmes des publics culturellement défavorisés : Nicole Robine, Lire des livres en France des années 1930 à 2000 (recension par le BBF) et Patrick Parmentier : Les rayons de la bibliothèque ou comment faire son miel (article). Ce qu'apprécient les classes culturellement favorisées : l'éclectisme, la variété, la classification, ce sont au contraire des barrières pour les classes culturellement démunies. L'agencement est conçu par des lettrés et pour des lettrés. La Dewey est basée sur les disciplines scolaires.

La Dewey a été conçue pour classer les livres à l'intention des gens. Les collections sont faites pour les gens. Comme le dit D.Lahary "On est plombé par le stock".

Opac en France : pas d'accès à la recherche Dewey. D'autres champs très sophistiqués mais imprésentables. D.Lahary en 2000 propose de s'inspirer du portail Yahoo : conjuration pour des accès thématiques aux catalogues, pour un opac à la yahoo. (site) Le SIGB mélange deux buts différents : la gestion des collections par les professionnels/ la recherche documentaire par les usagers. Intérêt du bruit : signale à l'utilisateur qu'il n'a pas bien posé sa question.

Exemples d'accès par thèmes :

(cités sur le site de Richard Roy Le butineur)

Renardus (site) Paris VIII Visual catalog(site) Dadi (site) Whichbook ([2]) Allreaders (site) Arlington public library (site) Ircam (site) Portail BPI (site) BDP Val d'Oise (site) BM Reims (Recherche thématique)

Bref, c'est "le moins opaque possible". Un exemple : lors des démonstrations du catalogue en ligne, face à un champ vide l'usager n'a pas d'idée, alors que devant des thèmes il va tout de suite naviguer.


Conditions de mise en oeuvres :

  • Liste validée de thèmes
  • Regroupements
  • Taille pas trop élevée des sous-thèmes

La problématique n'est pas l'exhaustivité, mais créer des produits d'appel ciblés et évolutifs.

Question du public : La nécessité de créer des thèmes et des catégories multiples, n'est-ce pas un retour du travail interne?

Réponse : Oui mais du bon travail interne : l'adaptation à son propre public spécifique.


Claire Scopsi, Service documentaire de Radio France

Google ne propose pas de formation. Il semble intuitif (même s'il ne l'est pas). Il n'est pas possible lutter contre un tel outil et d'imposer une formation.

Défis actuels : donner plus d'autonomie à l'utilisateur et traiter plus de sources (exemple d'un logiciel de reconnaissance vocale, traduit les enregistrements en mode texte). La documentation à Radio-France, c'est 1 million d'enregistrements sonores, 500.000 documents musicaux, 150.000 livres. Multiplication avec le numérique : car on peut maintenant remonter indéfiniment les enregistrement pour en faire de nouveaux produits.

Problème du catalogue : aucune alternative pour l'usager s'il formule mal sa requête (sans même qu'il puisse le savoir).

Adaptation pour le catalogue : une arborescence de concepts est proposée une fois la première requête posée (contrairement à la démarche de Richard Roy, ou l'arborescence intervient en amont). Le bruit devient vertueux, car plus il y a de réponses, plus les concepts émergents.

Références : Principes et usages des nouveaux accès guidés à l’information, Conférence Fulbi 12 décembre 2005 (site)

Session 7 L'élargissement des publics Modifier

L’élargissement des publics


Atelier 12 Horaires *Modifier

Les horaires d’ouverture en question

MODÉRATEUR : Philippe Pineau, vice-président de l'ABF

  • Laurent Lesnard, observatoire sociologique du changement

A cours du siècle 2 changements à signaler : La diminution du temps de travail : samedi libéré, décalage horaire, mais augmentation des inégalités. La famille : le temps passé ensemble a augmenté, surtout le dimanche.

  • Isabelle Dussert-Carbone,adjointe au directeur de la BPI

La BPI est ouverte 62 h par semaine avec 160 personnes. Visibilité des horaires pour le public , puisque la BPI est accessible tout le temps aux mêmes horaires (été compris) sauf le 1er Mai. L'organisation qui est à la fois rigide et souple a pour but le meilleur service au public.


  • Franck Guillaumet, politique culturelle confédérale (CGT)

La CGT est contre le travail dominical. Malgré tout, si celui ci est envisagé, une discussion entre les élus, la bibliothèque et la population doit avoir lieu. La question des effectifs et des compensations doit être posée.

  • Claudie Planchon, bibliothèque de Boulogne-Billancourt

La bibliothèque Landowski est ouverte 37 h par semaine, et le dimanche de 13 à 18 h. Le personnel est volontaire et est aidé par des vacataires. 1 dimanche sur 5 est travaillé, et celui ci donne 4 jours non travaillés (vendredi,samedi,dimanche et lundi). Pour le personnel de catégorie C une prime est également versée. Le point sensible est l'emploi de personnes non titulaires et sous payées.


(un commentaire sur cet atelier, sur Biblio-fr :message)

Atelier 13 Formation continue *Modifier

Quelle formation continue pour quel(s) métier(s) ?

Présentation du référentiel métiers du CNFPT par A.Metzger, puis de celui de l'Education nationale par L.Tarin. Enfin D.Lahary présente la formation continue, vécue du point de vue des bibliothécaires territoriaux.

Anne Metzger, CNFPT Ile de France Grande Couronne

Le référenciel du CNFPT définit des métiers qui sont ne sont pas calqués sur des grades :

  • Directeur de bibliothèque
  • Bibliothécaire
  • Agent de bibliothèque

Chaque métier nécessite des compétences, parfois communes et parfois spécifiques (fiches métiers)

L'Education Nationale doit prendre en charge ce qui relève du savoir, du métier de bibliothécaire (métier du livres, spécialisation, culture générale) Le CNFPT doit prendre en charge le savoir-faire, l'exercice dans un contexte territorial : statuts, gestion, juridique, technique, évolution du métier.

Enjeux : validation des acquis de l'expérience, reconversion entre filières.


Laurence Tarin, Médiaquitaine

Référence : Bibliothécaire d’État, bibliothécaire territorial, Deux référentiels, un métier ? Raymond Bérard BBF 2005 - Paris, t. 50, n° 5 (article) Historique des formations de bibliothécaires : chaque nouvelle fonction a été légitimée dans un nouveau "métier" (discothécaire, vidéothécaire, responsable veille). Les formations autour du catalogage sont toujour aussi demandées, leur diminution n'arrive pas aussi vite que prévu. Le problème devient alors le recentrement : autour des collections, ou des publics, ou plus globalement de l'accès.

Les BU ont plus souvent que les BM des plans de formation. Le CNFPT (BM) liste des compétences, Bibliofil (BU) liste des fiches de poste plus précises (BIBLIOFIL) :

  • Directeur de bibliothèque
  • Directeur de département
  • Expert
  • Chargé de mission
  • Responsable documentaire
  • Médiateur documentaire
  • Responsable d'équipe d'agents
  • Agent

Bibliofil limite les effets de la fragmentation par compétences, en donnant un socle commun minimum.

Le "sur le tas" existe, mais il ne suffit pas.

Le management est souvent survalorisé (parce qu'il est valorisant pour l'agent).

A développer : la sécurité du public et l'accueil du public handicapé.

Problème : manque de prospective, alors on se base sur les métiers d'expert et de chargé de mission pour prévoir les futurs métiers.


Dominique Lahary, BDP Val d'Oise

La formation : un marché. L'offre est plombée par la demande de catalogage (car c'est ce que demandent les recruteurs).

En réponse à Mme Tarin : les plans de formation existent bien en collectivité locale, mais ils sont à l'échelle de la ville, dont peu visibles pour les BM.

La formation continue devrait être une adaptation aux évolutions, actuellement elle ne fait que combler les trous de la formation initiale.

Remarques sur les formations CNFPT : Il faut absolument garder tronc commun avec les autres filières. Les cycles sont biens, mais longs, alors majoritairement on fait du saupoudrage de petites formations.

Formation et formatage. Effets retardateurs, la formation comme conservatoire du passé. Exemple du CAFB, de l'ENSSIB (quoique que les promotions successives s'y forment sur la critique de la formation).

Formation et économie. Question du prix : cotisation versée au CNFPT, puis dans ce cadre, stratégie d'évitement du payant (et demandes aux BDP). Question du temps (inégalités des bibliothèques petites, ou en sous-effectif). Question de l'éclatement de l'offre.

La "formation continue initiale" : le bibliothécaire est formé après son recrutement. Or c'est un système menteur, car ce sont les faux externes déjà formés (en DUT) qui trouvent en priorité des postes.

L'autoformation. En novembre, invention de la notion de library 2.0, reprise en mars sur biblio-fr. 2.0= "L'utilisateur le fait lui-même" : logiquement pour apprendre cette notion , le bibliothécaire devrait aussi le faire lui-même. Comment les bibliothécaire ont pu s'adapter aux divers changements : par l'autoformation. Remuons-nous chacun, diffusons le savoir au sein des équipes.

Le public. Dire qu'on "élargit le public" c'est faire du public un objet, c'est pas 2.0. On se ment sur la société si on ne parle que de "savoirs" (face aux demandes de divertissement). Il y a trop de collections, pas assez d'accès.

Débat

  • L.Tarin : C'est la collectivité locale qui doit payer la formation de ses agents.
  • D.Lahary : problème de l'efficacité des écoles de formations, en Grande Bretagne ou en Allemange, en 3 ans on est compétent.
  • Rôle des agents, qui contrairement à la fiche du CNFPT ne font pas que de l'accueil-renseignement mais assure la majorité de la médiation documentaire. Or on ne leur propose que des formations généralistes à l'accueil du public.
  • Rôle de la formation ABF, qui supplée la formation initiale pour les C. Peut-on mettre en place une convention ABF/CNFPT ?
  • A.Metzger : ne sait pas.
  • Pour les faux externes titularisés (DUT ou Médiadix) pourquoi toujours imposer une formation initiale commune ?
  • Cas des agents qui ont un DUT et qui font des tâches d'assistant qualifié.
  • Il faut qu'ils considèrent qu'ils sont payés pour se préparer aux concours.
  • D.Lahary : les statuts de la FPT sont un système de gestion de carrière, plus que de compétences. Il n'y a pas "à travail égal, salaire égal" (on peut juste jouer sur le régime indemnitaire). C'est pourquoi d'ailleurs il ne faut pas constituer d'association professionnelle basée sur un statut.
  • Une réforme va êtr proposée à l'Assemblée Nationale, qui prévoit de supprimer la Formation Initiale. (http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/reformes/fpt/reforme.pdf.pdf pdf])

Session 8 La bibliothèque forum dans la cité *Modifier

La bibliothèque forum dans la cité : un espace, des actions culturelles, des savoirs partagés


Roland Castro, architecte

Il y a des lieux qui favorisent le lien social. La bibliothèque doit être un établissement central dans la ville, l'équivalent républicain de l'Eglise. Un lieu sacré, symbolique (pas juste fonctionnel). Il ne faut pas se laisser avoir par les impératifs techniques ou de sécurité, il faut pouvoir développer des recoins pour les lecteurs et pas seulement des panoptiques.

La bibliothèque subsistera, parce que 10.000 volumes font un monde, ce que ne fait pas une bibliothèque numérique infinie. On a besoin de construire sa connaissance, et non pas simplement d'avoir à disposition l'infini du possible de la connaissance. Je pense donc je trie.

Rien ne remplacera le contact avec les gens : les émissions télévisées culturelles n'ont pas remplacé l'école.


Dominique Arot, BM Lille

A Lille, la bibliothèque centrale date des années 1960. Cela nous oblige à une certaine lucidité, voire un certain humour : tout devient un jour obsolète. Pour le renouvellement du réseau, il y a des enjeux en termes de mémoire (choix de conserver cette centrale pour l'étude), de proximité (quartiers et BCD) et de modernité (construction d'un nouveau bâtiment de 6000m2 pour la lecture publique).

Pour les bibliothécaires en générale : il y a nécessité de refonder les missions, de les définir au lieu de les citer implicitement. 10% des français bénéficient de 60% de l'offre culturelle. 20% sont en difficulté avec l'écrit et la lecture. (A Lille la gratuité va être proposée, pour tous les supports.)

Enjeux : modernisation de la FPT. Horaires (scandaleux par rapport aux investissements réalisés) : les étendre et les harmoniser. Il y a un siècle Eugène Morel disait déjà que les bibliothèques étaient fermées aux heures où les ouvriers pourraient y aller. Notre rôle est d'aider les élus à oser. Et de défendre la culture pour qu'elle ne soit pas réduite à de l'événementiel.


Jacqueline Sanson, BNF

Défense de la BNF face aux critiques qui viennent d'être émises : la BNF bâtiment inadapté, entrée payante. La BNF a bien un aspect symbolique et monumental (d'ailleurs plus cloitre que cathédrale) et elle engage une politique de gratuité pour les publics défavorisés.

La BNF est un concept unique, réunissant recherche et grand public. Et les "chercheurs" ne sont pas définis par leur catégories socio-professionnelle, mais par leurs usages. La politique d'accréditation a d'ailleurs été assouplie.

La BNF a depuis longtemps une tradition d'expositions, avant que ce type d'action ne soit développé dans les autres bibliothèques. Elle développe maintenant aussi d'autres manifestations et ateliers. Elle organise des accueils découverte pour des groupes de scolaires.

Bien que Bibliothèque nationale, la BNF s'ouvre elle aussi vers les quartiers qui lui sont immédiatement proches :

  • A Tolbiac, le développement du Cinéma, des logements, des universités va permettre à la BNF de prendre le rôle urbain qui était prévu pour elle au départ.
  • A Richelieu la salle ovale va être renovée pour être ouverte au grand public.


Annie Terrier, Ecritures Croisées Aix-en-Provence

Historique de La Fête du Livre d'Aix-en-Provence depuis 1984. Rencontres avec de grands écrivains étrangers et français. Ne pas se baser sur le vedettariat. Il faut être exigeant, sans être élitiste. (site).

Débat

  • La gratuité définit le savoir comme bien commun.
  • G.Grunberg : la gratuité permet de toucher le public des fréquentants occasionnels. Ceci dit, si une seule bibliothèque devait être payante, ce devrait être la BN.
  • D.Lahary : il faut défendre le bâtiment fonctionnel et de plain-pied, contre la monumentalité.
  • R.Castro : le fonctionnalisme a créé les grands ensembles (on l'on ne vit pas), l'Opera Bastille (on l'on ne se voit pas), le collège-ficelle (sans cour centrale. Il n'y a pas que les critères fonctionels, il faut pouvoir habiter un lieu. Problème de la règle de l'anonymat des projets culturels, qui deviennent indéfendables.
  • G.Grunberg : Il ne faut pas identifier le fonctionnalisme avec le fonctionnel, qui va faire qu'on va pouvoir justement habiter le bâtiment. Exemple de la BPI et de la salle de lecture de la nouvelle bibliothèque d'Alexandrie.


Gérard Grunberg, BPI

Non seulement la bibliothèque est dans la cité, mais elle est la cité, un de ses lieux les plus emblématique. Le Credoc nous rappelle que la moitié de la population vient chez nous, et que l'on touche indirectement encore plus.

Mais avec ce mode nouveau de fréquentation sans emprunt :

  • fin du modèle de la prescription
  • vivent les automates de prêt
  • comment maintenir le lien avec le foyer, si livre n'est plus rapporté chez soi ? Avec le livre électronique ? Avec un espace personnel de stockage des données ?
  • Repenser les espaces. L'ouvrage Bibliothèques dans la cité date de 1996.

En citant Gabriel Naudé (texte): "La bibliothèque police les débats". C'est une amorce du débat démocratique.

En citant Régis Debray : Il faut définir les différents types d'espaces publics. Espaces publicsA gestion privée : cinéma, restaurants. Espaces publics à gestion publique : piscine, école, bibliothèque.

Pour que la bibliothèque soit véritablement publique, elle suppose qu'il n'y ait pas d'inscription nécessaire.

Les savoirs partagés. Le bibliothécaire aime partager sa science avec ses pairs (exemple : pourquoi des animations sont-elles annoncées sur biblio-fr ? les usagers le lisent ?). Or la formation des usagers fonctionne de moins en moins.

Créer un espace public. Pour lutter contre :

  • le simplisme (qui n'est pas la simplicité)
  • le communautarisme
  • le conformisme d'internet et des industries culturelles (qui installent le conformisme à coup d'anticonformisme)

Développer des processus dynamiques de partages (formule de P.Bazin) Le bibliothécaire est un entremetteur (et pas un médiateur, car le contenu n'a pas besoin d'être remaché pour l'usager). Exemple du guichet du savoir : il faut utiliser l'effet google, mais en y ajoutant la sélection, l'indexation et la validation.

Adopter les contribution des usagers. Démocratisation bibliothéconomique à venir. La gestion collective des savoirs : la bibliothèque pourrait en devenir le terrain de prédilection. P.Levy : le savoir est un espace continu et fluctant, dont le sujet connaissant est au centre.


Joël Roman, Revue Esprit

De quel savoir parle-t-on ?

Symbolisme de l'affiche du congrès : un carré central avec quelques ouvertures, alors qu'en réalité maintenant on est dans un modèle complètement éclaté. Avant : l'enseignant, le bibliothécaire et l'éditeur gardaient le corpus. Maintenant : le savoir est abondant et non hiérarchisé. Faut-il garder mémoire d'internet, des blogs, des forums ? Et sous quelle forme ?

  • Comment construire la rareté ?

Avant la question était : comment fournir du contenu, et le rendre accessible ? La question est maintenant : à partir du trop-plein, comment construire de la rareté ? C'est une démarche psychologiquement inverse à nos habitude.

  • Comment promouvoir le non-probable ?

Sur internet le mode de reconnaissance est de pair à pair, ce qui risque de produire une segmentation sociale, une tribalisation. Inversement, certain phénomène favorise la découverte et l'ouverture. Derrière les communautarisme et le statistique, comment promouvoir le dérangeant, le non fréquent, le non probable ?


Débat

  • Quelles sont les "bonnes" communautés du savoir ?
  • G.Grunberg : Celles qui éviteraient les communautarismes et favoriseraient les échanges. La bibliothèque n'a pas encore pris en main les communautés qui seraient susceptibles de produire du savoir.
  • Pourquoi vouloir a tout prix contrôler, valider internet ? Pourquoi serait-il moins valide que média traditionnels ?
  • J.Roman : Auparavant il existait des règles formelles de production pour qu'un document parviennent à l'existence, même dans le cas des pensées contestataires. Internet change cette organisation, il n'y a plus d'étape de relecture, d'édition, de production, de diffusion : tout parvient directement au lecteur, au risque de former un bruit inaudible.

Discours de clôture *Modifier

Gilles Eboli

Remerciements.

Les actes seront disponibles en ligne en septembre.

Ce Congrès était le plus important organisé par l'ABF : 1100 participants. [sur l'ensemble de 4 jours. Environ 400 personnes assistent à cette conférence finale]

Le Congrès a ouvert des débats et aussi donné des amorces de réponses.


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Autour du Congrès Modifier

  • La bibliothèque entre physique et virtuel : objet complexe de sens, objet d'usages complexes (Paris VIII, 11 mai, videos du colloque).

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